
Perturbations aux abords des centres d'accueil : quelle est la situation aux Pays-Bas ?
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Dans certains endroits des Pays-Bas, des manifestations ont eu lieu pour protester contre l'accueil des réfugiés. Elles ont parfois été à l'origine d'actes de violence. Dans cet article, vous pouvez découvrir pourquoi ces personnes manifestent, qui utilise la violence et ce que les Néerlandais pensent de l'accueil des demandeurs d'asile.
En 2026, des manifestations ont eu lieu près de différents centres d'accueil
À Loosdrecht, IJsselstein, Sint Michielsgestel, Apeldoorn et Tilburg, des personnes ont manifesté contre l'arrivée d'un nouveau centre d'accueil dans leur ville ou village. La plupart des manifestants sont des riverains qui s'inquiètent. Ils manifestent calmement. Mais cela dérape aussi parfois. Des émeutes éclatent parfois et des incendies sont lancés. Des feux d'artifice et des pierres sont alors utilisés. Cette violence ne vient généralement pas des riverains, mais des groupes extrémistes qui sont venus expressément pour l'événement. À Loosdrecht, un incendie a été provoqué dans un centre d'accueil temporaire, alors que des réfugiés et des collaborateurs se trouvaient à l'intérieur. De la violence a également été utilisée contre la police. Les personnes qui font usage de la violence restent une minorité. La plupart des Néerlandais estiment que la violence n'est pas appropriée.
Les résidents veulent avoir leur mot à dire dans les décisions sur leur commune
De nombreux habitants qui manifestent sont fâchés contre leur propre commune. Ils apprennent souvent à la dernière minute qu'un centre d'accueil va arriver dans leur ville ou village. Ils veulent d'abord en discuter pour que l'on puisse prendre en compte leurs préoccupations.
Certaines personnes ont peur que les demandeurs d'asile créent de l'insécurité ou soient à l'origine d'une pénurie de logements. Aux Pays-Bas, les listes d'attente pour les logements sociaux sont longues et il y a une pénurie de médecins généralistes. Certaines personnes pensent que les réfugiés en sont la cause ou que ceux-ci reçoivent la priorité sur les Néerlandais. Certaines personnes pensent aussi que de nombreux réfugiés sont des « gelukszoekers » (chercheurs de fortune) et ne sont pas de véritables réfugiés. Ces idées sont aussi véhiculées par certaines personnalités politiques et certains médias.
Il manque des places dans les centres d'accueil pour les personnes qui demandent l'asile aux Pays-Bas
Aux Pays-Bas, il y a une pénurie de places d'accueil. Le 1er janvier 2026, près de 80 000 personnes vivaient dans un centre d'accueil. Il y a environ 75 000 places et une grande partie de celles-ci sont temporaires, comme l'accueil d'urgence dans les hôtels ou les bureaux vides.
Cette pénurie présente 2 causes. Premièrement, l'IND prend parfois beaucoup de temps pour prendre une décision sur une demande d'asile. Les personnes restent donc plus longtemps dans le centre d'accueil. Deuxièmement, certaines personnes vivent dans le centre d'accueil après avoir reçu un permis de séjour. Ils attendent de recevoir un logement en dehors de celui-ci. S'il n'y a pas de logements disponibles, les centres d'accueil restent pleins.
D'ici mi-2028, 88 000 places fixes sont nécessaires. Pour résoudre ce problème, la
Certaines communes ne collaborent pas ou reportent le projet pour l'accueil. À cause de cela, elles doivent rapidement ouvrir un centre d'accueil. Les riverains sont alors souvent informés trop tard. Les manifestants espèrent parfois que leur commune va s'opposer à l'arrivée d'un centre d'accueil. Mais la Loi de répartition oblige toutes les communes à collaborer. Si une commune refuse de le faire, le
Des groupes extrémistes sont actifs lors de certaines manifestations
Tous les manifestants n'ont pas recours à la violence. La plupart des manifestants sont des riverains préoccupés par les questions de logement, de sécurité ou les problèmes de communication.
De la violence est toutefois parfois utilisée dans certaines manifestations. Des membres de groupes extrémistes sont parfois présents. Ces groupes estiment que les migrants et leurs enfants n'ont pas leur place aux Pays-Bas. Ils veulent que les demandeurs d'asile quittent le pays. Certains groupes sont connus comme « Defend Netherlands » et « Identitair Verzet ». À Loosdrecht, Engelen, IJsselstein et Tilburg, des personnes arborant le logo du groupe Identitair Verzet étaient présentes.
Ces groupes opèrent via des groupes WhatsApp et Telegram. Ils incitent la population à manifester, souvent depuis des lieux très éloignés du village. Leur objectif n'est pas d'avoir une discussion à propos de la politique d'asile, mais de créer de la confusion et de la peur.
Le gouvernement néerlandais examine le fonctionnement de ces groupes. La police et les
La plupart des Néerlandais restent favorables à l'accueil des réfugiés
Les personnes qui suivent seulement l'actualité sur les réseaux sociaux pourraient penser que l'intégralité des Pays-Bas est en colère. Ce n'est pas le cas. Un récent sondage de RTL Nieuwspanel (mai 2026) estime qu'environ les trois quarts des Néerlandais pensent que des petits groupes extrémistes abusent des manifestations. La majorité des personnes interrogées trouve que la violence dans les manifestations n'est pas acceptable. Et 53 % de celles-ci veulent maintenir la « Spreidingswet » (Loi sur la répartition). Une immense majorité continue également de soutenir l'accueil des personnes qui ont fui la guerre.
Si vous vous sentez en insécurité ou si vous avez des questions sur la situation dans votre centre d'accueil, appelez toujours le 112 en cas d'urgence. Pour les autres problèmes, vous pouvez vous adresser au